PONC, TUER vs EASY CUMMINGS


j’avais ponc,tué pour rire et ce vieux lapsus a d’abord rejoint le personnage du père de Ray Donovan – quand il était en prison Mickey a lu “easy cummings : no capitals no periods any of that shit just papapapa… i like that poem” et mon lapsus est resté longtemps là tapi content en compagnie pas tant de ee que de easy Mickey / Jon Voight – puis il a rencontré la voix d’encre de Fernand Fernandez qui parle couramment en langues et on s’est collés – dans le poème de ee en fait il y en a de la ponc,tue mais comme elle est bien foutue – collée justement
i carry your heart with me(i carry it in
my heart)i am never without it(anywhere
i go you go,my dear;and whatever is done
by only me is your doing,my darling)




c’est la valise qui contient des notes volantes depuis des dizaines d’années je pioche dedans je ne comprends pas pourquoi elles semblaient tant compter hier j’écris dessus aujourd’hui dans des endroits pas chez moi pour voyager mais sans la valise

épisode #4 d’une mini série diffusée par Libr-critique

PLUSPLUSPLUS


comme j’écris un coup ici un coup dans mon cahier nommé ‘coco journaliste’ je ne sais plus où j’en suis or si je suis juste ça m’arrive pendant quelques minutes quand je me dis ‘si je suis juste’ je n’ai jamais su où j’en étais c’est si confusant la vie la journée le potager le linge les courses l’écriture et archiver et savoir prendre le temps et il faudrait ne pas penser mais penser tout de même je trouve que ça demande beaucoup ça demande beaucoup trop de qualités que je n’ai pas et pas envie d’avoir si je suis juste ça ne m’intéresse pas du tout d’être juste d’être sage d’être modérée ou je ne sais quoi rien que de l’écrire ça me donne du prurit de toute façon si je suis juste écrire m’a toujours urtiquée j’ai toujours trouvé que c’était profondément débilitant de devoir faire cette activité en ce qui me concerne et aussi tous mes contemporains je nous trouve tous débiles et suffisants et pauvres malades et en plus on veut de l’argent tout le temps voilà pourquoi je me réjouis que Faulkner ait dit que ce n’était pas bon ce qu’il écrivait et que Bukowski se soit foutu de sa propre gueule et que Bernhard ait vu qu’il était taré et que Woolf ait écrit qu’elle était snob je ne tiens pas la liste à jour mais les seuls qui m’intéressent encore ce sont eux ce sont ceux qui ont été sérieux pas sérieux le contraire de ce type écrivain qu’on a entrevu moins d’une minute hier à la bibliothèque il nous avait fallu un coup de pied au cul géant on avait fini par se dire allez on y passe on est à côté on en était à notre soixantième café et on avait mal aux jambes c’était épuisant de devoir faire ceci et faire cela et on l’a fait quand même on est passé à la bibliothèque j’étais devant Fernand en entrant j’ai vu la nuque des gens assis et la gueule du type écrivain invité qui disait ‘j’ai été hanté par les réfugiés syriens’ et j’ai répondu à la femme qui s’excusait en chuchotant qu’il n’y avait plus de place on va rester debout de toute façon on ne va pas rester longtemps et on s’est regardés avec Fernand et on est sortis au moins peut-on ici éclater de rire parce quon est hantés par le chocolat la fatigue les limaces nimporte quoi et la guerre aussi comme la si bien dit Francis Cabrel toutes les guerres






pour l’anniversaire de ma grand-mère un autre de mes rikiki youtube écrits pas écrits sera visionnable avec trente autres d’autres sur écran plasmatique et PC et tablettes pendant le festival EXTRA ! au Centre Pompidou – c’est à l’initiative de Gaëlle Théval – et c’est gratuit encore !

par ici LITTERA-TUBE

COUPE-LE


ce jeudi 19 juillet à 18h nous jouerons
un set électrique à partir d’un texte inédit de clv
COUPE-LE
dans le cadre des Lectures à la Roseraie de Grenoble
autour du Cabaret Frappé
c’est gratuit et tout le programme est ici


un texte de Fernand Fernandez vient de paraître chez remue.net
DIXIT JOSE ROMERO
il se lit en ligne ici


le travail de clv et de ff et des FERNANDEZ
peut se suivre depuis le poteau électrique ici